L’E-commerce : mutation des achats … et des acheteurs

Tout baigne pour l’E-commerce.

Les chiffres publiés régulièrement par la FEVAD (Fédération du E-commerce et de la Vente à Distance le confirment.

Avec 230 millions de transactions d’achat sur internet, c’est une hausse de + 21 % par rapport à l’année précédente. Le M-commerce (achats sur smartphones) quant à lui enregistre une hausse de 38 % des transactions. D’ici la fin 2016, l’E-commerce aura généré quelques 70 milliards d’euros de ventes.

Avec une forte hausse du nombre transactions (+21%) et une croissance du m-commerce qui ne se dément pas (+38%), le e-commerce continue de se développer en France et devrait générer quelques 70 milliards d’euros d’ici la fin de l’année. Les achats de fin d’année boostant le chiffre qui était déjà au 2° trimestre de plus de 17 milliards d’€.

Ce qui est surtout intéressant au-delà des simples chiffres d’affaires, c’est la progression des cyberacheteurs. Ils étaient 1,3 million de plus depuis l’an dernier. Plus d’acheteurs en ligne rime aussi avec augmentation des sites marchands actifs. On en a dénombré près de 22 000 de plus que l’an passé (+ 13 %) et aujourd’hui on en compte près de 200 000.

Cela semble beaucoup, mais il y encore une belle marge de progression.

Tous les secteurs progressent. Que cela soit des produits ou des services, tous connaissent une hausse de chiffre d’affaires qu’aimeraient bien connaître les commerces traditionnels.

La mode reste une valeur sûre avec 48 % de cyberacheteurs qui ont réalisé au moins un achat par trimestre.

Les voyages et les produits culturels qui sont souvent des achats impulsifs se tiennent bien, mais les produits du quotidien se taillent une large part.

Ça, c’est pour les chiffres d’affaires. C’est de l’économie.

Et si l’on s’intéressait à ceux qui achètent ?

En 10 ans, le nombre d’e-acheteurs a été multiplié par 3. 12 millions en 2005 et plus de 36 millions fin 2015. Mais au-delà des chiffres tant d’achats que des acheteurs, c’est une transformation profonde et durable du commerce qui se dessine.

Petit portrait-robot de ces E-Acheteurs.

La société LK Conseil a réalisé une très intéressante étude sur qui sont ces acheteurs en ligne ou sur mobile qui sortent leur carte bancaire de plus en plus fréquemment pour réaliser leurs achats par ces biais.

Avec le développement des smartphones, des offres en ligne et l’augmentation de la sécurité des paiements, les chiffres du commerce traditionnel s’en trouvent complètement chamboulés.

Aujourd’hui, l’écart entre générations d’acheteurs se réduit même si le profil type d’un acheteur en ligne est plutôt jeune, diplômé, urbain et bien sûr très connecté, quel que soit le support : ordinateur, tablette ou smartphone.

Les comportements d’achats évoluent forcément avec la possibilité de s’informer avant sur internet, consulter les avis, mais aussi faire part de son avis sur les réseaux sociaux. Qu’il soit content … ou pas !

L’écart Hommes/Femmes est relativement faible. Tous les deux aiment acheter sur internet. Et le font régulièrement en passant d’un support à un autre (ordinateur, tablette, smartphone)

Si la proportion d’E-acheteurs est plus urbaine, le phénomène gagne les campagnes.

Avec le développement des offres, il y a fort à parier que cela va progressivement s’équilibrer.

Même si le commerce traditionnel n’est pas mort, il doit s’adapter aux comportements et attentes des consommateurs.

Une excellente occasion de se former aux stratégies gagnantes de l’E-commerce d’aujourd’hui et de demain.